En 2009 les agressions sur les médecins restent monnaie courante si l’on en croit les chiffres du rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des médecins, un rapport rendu public ce mercredi. Encore une fois ces chiffres sont vraissemblablement en dessous de la réalité puisqu’un certain nombre de médecins ne déposent pas plainte par crainte ou simplement parce qu’ils n’en voient tout simplement pas l’intérêt.
Si le chiffre 2009 fait apparaître un maintien du nombre d’incidents (540 déclarations d’agressions enregistrées en 2009 contre 535 en 2008), on retiendra que ces agressions sont de plus en plus violentes.
Les agressions dont sont victimes les médecins sont le plus souvent des agressions verbales (54%), des vols ou des tentatives de vols (23%). Les agressions physiques sont de leur côté en hausse sensible et passent à 16% (contre 11% en 2008). Ce sont les médecins généralistes (62%) qui sont le plus souvent victimes d’agressions.
Les objectifs de cet Observatoire sont : de recueillir les déclarations d’agression des médecins pour évaluer le niveau d’insécurité subie sur le terrain; de créer et renforcer les coopérations de sensibilisation et de traitement des incidents avec les autorités concernées (Justice, Sécurité intérieure, Police, Gendarmerie, Santé et Collectivités Locales) et afin d’améliorer prévention et traitement des agressions à l’encontre des médecins et de leurs salariés.
Certains départements se « distinguent » tout particulièrement depuis 3 ans. C’est notamment le cas de la Seine Saint-Denis qui reste en tête des déclarations d’incident. Suivent le Val d’Oise, l’Isère, la Seine-Maritime, le Nord et le Val de Marne.
Dans son communiqué de presse le CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins) rappelle que les objectifs de cet Observatoire sont de :
- Recueillir les déclarations d’agression des médecins pour évaluer le niveau d’insécurité subie sur le terrain
- Créer et renforcer les coopérations de sensibilisation et de traitement des incidents avec les autorités concernées (Justice, Sécurité intérieure, Police, Gendarmerie, Santé et Collectivités Locales)
- Améliorer ainsi prévention et traitement des agressions à l’encontre des médecins et de leurs salariés.
Fabien Michel, étudiant en médecine – avec le CNOM




